2012 : quelles tendances pour la veille média ?
Plusieurs expressions ont vu le jour pour désigner le développement des contenus : information overload, big datas, infobésité… Quelles seront les tendances en 2012 ?
L’histoire de la Veille Média
Coup de projecteur sur la veille média. Press Index revient sur l’histoire du métier des origines à nos jours. Découvrez à travers cette infographie plus qu’une industrie de service, les étapes d’une pratique professionnelle ayant permis aux prestataires de veille de suivre et même parfois d’anticiper les bouleversements technologiques et médiatiques des deux derniers siècles.
Prochainement sur notre blog : l’Histoire des RP.
Marie Dollé & Christophe Dickès
L’internationalisation du marché des RP & de la veille
En 2011, la société Press Index a enregistré une forte croissance de la veille internationale comme le montre le schéma ci-dessous. Plusieurs éléments expliquent cette croissance, révélatrice des évolutions du marché des agences RP à l’international et de leurs pratiques. Décryptage.
Le SoWoMo plutôt que le SoLoMo ?
Nous observons tout d’abord un élargissement des périmètres de veille : premier step de l’intelligence économique, le recueil de l’information s’opère à la fois dans le cadre de la veille commerciale, la veille concurrentielle mais aussi technologique. Elle concerne la presse grand public mais aussi la presse pro, le web tout comme la presse écrite et audiovisuelle. Les directions de la communication sont les clientes de cette veille mais aussi les directions marketing qui s’inscrivent dans une volonté de connaissance pour mieux influencer : « J’ai longtemps pensé que les bases du marketing étaient de parler et de convaincre. Maintenant, je crois qu’il s’agit surtout d’influencer » nous explique Susan Helstab (Four seasons). Or cette influence passe par la connaissance et donc la veille[1].
Cette veille ne saurait se limiter aux médias traditionnels, bien au contraire. Elle concerne également les nouveaux médias qui élargissent considérablement le champ de recherche. En effet, les médias sociaux obligent à considérer non plus les éléments d’un point de vue national mais linguistique et/ou international. Les communautés et les cibles s’élargissent considérablement et ne sauraient être réduites à un seul pays parce que ni Twitter, ni Facebook ou Youtube ne se limitent à un espace frontalier.
Or ce qui touche les réseaux sociaux touche également le monde de la presse : non seulement les clients commencent à avoir une perception au delà des frontières mais les journalistes eux-mêmes sont de plus en plus nombreux sur Twitter et élargissent leur propre champ de vision et d’analyse. On commence ainsi à recenser des projets de bases journalistiques liés au monde des réseaux sociaux et ce, quel que soit le pays…
La connaissance et la communication grand public ou journalistique dépassent donc le cadre des frontières. Nouveau mot à la mode, le SoLoMo désigne les trois tendances du moment : « social, local and mobile ». Mais ne faudrait-il pas plutôt remplacer le « Local » par le « Worldwide» du fait précisément de cette disparition des frontières ?
Les Agences face à l’internationalisation.
Face aux nouveaux défis d’internationalisation des entreprises et au phénomène de « mondialisation » des services marketing et de communication[2], les agences RP proposent plusieurs réponses structurelles : premièrement nous retrouvons les agences de RP internationales à l’instar d’Edelman, Waggener Edstrom, Burston-Marsteller ou Hill & Knowlton, pour ce citer qu’elles, qui disposent de réseaux très intégrés s’appuyant sur leurs propres filiales.
D’autres agences s’organisent, elles, en réseau. Une agence pouvant faire appel dans ce cadre à une autre agence dans un pays qu’elle ne couvre pas. Keima, VFC Relations Publiques ou Yucatan mettent en avant depuis plusieurs années déjà leur réseau de compétences européennes et internationales grâce à leur appartenance au Worldcom Public Relations Group[3], le plus important réseau international d’agences indépendantes spécialisées dans la communication, les relations publiques ou l’événementiel. Néanmoins, le WPRG ne détient pas le monopole sur ce type de réseau : le PRGN[4] aux Etats-Unis ou le IPRN[5] au Royaume-Uni, auxquelles ont adhéré par exemple les agences Passerelles et Opinion Valley en France, révèlent la dimension résolument internationale de leurs membres.
Troisième modèle structurel, celui de l’agence Wellcom à mi-chemin entre les réseaux d’agréments et les réseaux très intégrés des structures internationales. Thierry Wellhoff, son président, a en effet créé son propre groupe, Ecco Network, aux côtés d’autres agences européennes et américaines. Le siège joue ici le rôle moteur de coordinateur, chargé de mettre en place les process internationaux. A la différence du deuxième modèle dont le résultat ne peut se jauger qu’à la qualité des liens tissés avec les membres du réseau, le modèle d’Eco Network est fondé sur une volonté entrepreneuriale commune. Pour répondre de la qualité des activités et donner une visibilité globale, des bilans mensuels sont transmis à chacun des membres. Le groupe compte une quarantaine de membres et une agence représentée par pays afin de garantir un fonctionnement harmonieux et efficace.
Autre entité créée par Wellcom, l’agence Eurospreed dont l’objectif est de répondre à des opérations ponctuelles dans le cadre de budgets limités. Basée à Paris, elle propose un interlocuteur unique avec des collaborateurs de culture internationale. Un modèle similaire développé d’ailleurs par l’agence le Public système Hopscotch à Dublin. Comme l’explique Jérôme Lascombe, son DG : «Le système s’avère plus réactif et moins coûteux qu’un réseau doté d’une agence dans chaque pays. »
Marie Dollé et Christophe Dickès
L’offre Press Index à l’international :
C’est pour répondre à la diversité du marché des agences à l’international, que Press Index s’appuie sur trois éléments essentiels. Elle dispose d’abord de filiales en Italie, en Espagne et Angleterre depuis plusieurs années déjà; elle bénéficie ensuite d’accords privilégiés avec les membres de la FIBEP (Fédération internationale des Bureaux d’Extraits de Presse) garantissant une couverture médias sur plus de 90 pays avec la même qualité de service. Enfin, l’offre de Press Index se veut surtout homogène, disponible à partir d’une plateforme unique et accessible où que vous soyez en Europe ou dans le monde. Les coupures sont parfaitement intégrées aux plateformes mises à disposition pour chaque client et dissociées par pays et par langues, de même que chaque pays peut avoir accès aux coupures des autres pays sans empiéter sur l’autonomie du responsable presse par pays.
[1] Stratégies, 19 janvier 2012.
[2] http://www.strategies.fr/actualites/agences/163790W/les-services-marketing-se-mondialisent.html
[3] http://www.worldcomgroup.com/ 107 agences qui opèrent dans 91 villes et dans 6 continents
[4] En 2011, l’agence Yes We Can devient membre exclusif pour la France du Public Relations Global Network (www.prgn.com) http://www.strategies.fr/actualites/agences/161252W/yes-we-can-rejoint-le-public-relations-global-network.html
[5] International Public Relations Network (www.iprn.com)







